mardi 30 septembre 2014

cauchemar renouvelé :o(((

quelques lignes, pas de dessin, pas d'humour... chaque jour en ce moment apporte son lot de meurtres de jeunes filles, de procès suite à des meurtres, plus cruels les uns que les autres, ramenés sur le devant de l'info, aujourd'hui Marie-Jeanne, hier Agnès...
Comment peut-on en effet se sentir normalement "bien" quand on est une fille ou une femme avec cette connaissance ? Celles qui ont vécu des violences graves ont entrevu quelque chose de glaçant dans des yeux d'humains, et si on peut en parler c'est qu'il n'y a pas eu meurtre ou meurtre abouti ! Mais des jeunes qui n'ont pas (ou pas encore ! horribles mots) subi de violences graves... comment peuvent-elles envisager un jogging en pleine campagne, une sortie sans arme, sans accompagnement ? Cette destruction me terrifie et me dégoûte... même celles qui ont échappé à ça sont abîmées par ces meurtriers qui tuent bien plus encore que les victimes "directes".
Je ne peux pas entendre la litanie "une femme risque beaucoup plus dans le cadre familial, amical, professionnel", pas par un inconnu, pas dans des lieux déserts, la nuit, ou en pleine forêt ! Ce que certain-es osent appeler "le viol parfait" ce qui me donne envie de hurler. Mais bien sûr... le type qui vous harcèle dans le métro, l'homme violent avec sa femme, celui qui aime détruire, se transforme en gentleman quand on le croise toute seule dans le parking ou dans une forêt à 6 h du matin...
Le vrai, c'est que les femmes sont agressées absolument partout où elles osent se trouver, donc surtout dans leur cuisine, leur bureau, la rue animée... et beaucoup moins dans les lieux déserts, les forêts, où vu l'expérience qu'elles ont "de jour" avec les hommes, elles ont cette intuition toute féminine que le croisement au fond du bois pourrait mal se passer (pour elles). Elles y sont moins nombreuses vivantes, donc moins nombreuses tuées aussi.
En fait, elles sont violées et tuées absolument partout où elles se trouvent ayant croisé un homme. On saura après qu'il avait des antécédents, qu'il y avait eu des alertes... bref qu'il aurait pu être dépisté, surveillé, stoppé, soigné peut-être... mais non. Ces meurtres loin de tout, quand elle a le malheur comme on dit de se trouver "au mauvais endroit au mauvais moment"... et lui le meurtrier apparemment, ça ne pose pas question qu'il se soit trouvé "là" à cet endroit et à ce moment ?!! Je me suis même souvent demandée si un homme pouvait croiser une fille dans un endroit désert, où lui ne risque rien, et qu'il ne se passe absolument rien. Ces infos ravivent vraiment le pire :o(