vendredi 14 octobre 2011

publicité sexiste : total respect !


Je ne sais pas par où commencer, semaine de m... quasi sans internet, avec un conjoint mal en point... et toujours des publicités sexistes, et beaucoup trop de publicité en général d'ailleurs (dans la boîte aux lettres notamment, qui va direct dans la poubelle de récup' sans passer par chez nous !).
Et je découvre grâce à une hausse de fréquentation une note de blog anti-nous, anti Chiennes de garde ou féministe, pfff... bon super non seulement il faut se laisser envahir par la publicité mais encore l'avaler sans broncher... On peut débattre de tout mais ça pas touche ! ouh que c'est saaacré ! 

Envie d'écrire, tiens...
Il y a un grand paradoxe médiatique, d'un côté une collecte du pire (crises, désastre écologique, guerres, famines, problèmes sociaux) et sur la page d'à côté le miroir aux alouettes de la publicité. Le beau côté pour les femmes ne se trouve ni d'un côté ni de l'autre. La proie de la pub est la même que celle des conflits, et c'est toujours la même dinde qu'on farcit ou la même bonne poire qu'on mange, quand elle ne s'offre carrément pas, merci le conditionnement. La publicité, les marques, les conditions de travail dégradées (quand travail il y a !), les produits fabriqués au moindre coût dont le prix élevé paie en fait les MARQUES et donc... la publicité... et tout ça sur le dos ou plutôt la peau du cul des femmes, utilisées comme des marchandises ou des portes manteaux squelettiques, ou des porte monnaie sur pattes, en toute liberté bien entendu (si l'on excepte le très léger lavage de cerveau publicitaire)... 

Les élections présidentielles approchent, on a le "droit" de choisir, entre tel et tel-lle candidat-e... de parler, les critiquer, en rire, mais la pub non, faut pas. Sous peine d'être ringard-e, oups pardon d'être "respectable" enfin un peu coincée du cul, encore meilleur quand c'est une femme qui te le dit ;o) La pub c'est de l'humour ou du second degré (c'est les publicitaires qui le disent) mais c'est finalement plus sérieux que la politique. AU DESSUS DES CRITIQUES... On ne vote pas pour ou contre : ON AVALE! Critiquer la publicité c'est vraiment LE sacrilège, tant elle est garante du bon moutonnage... Pourtant critiquer la publicité et AGIR, par exemple écrire aux annonceurs et au Jury de Déontologie Publicitaire ce n'est pas ne RIEN faire. C'est éventuellement faire évoluer les annonceurs, c'est faire remonter au niveau du JDP  ce qui est tolérable ou pas, c'est une démarche citoyenne et ça influence finalement la politique, l'image des femmes que nous voulons (ou pas), les conditions de travail ou de production des produits... Si un max de gens s'y met bien sûr (mais on l'a déjà expliqué 1 courrier de mécontent-e = 1.000 furieux-es en chiffrage marketing).

Je vous conseille juste d'aller lire les dernières décisions du JDP sur leur site, certaines publicités seront modifiées, ou arrêtées, ou juste nos courriers auront été lus, parce que des gens comme nous, comme vous, auront pris un peu de temps citoyen pour agir. Il ne faut pas croire que la publicité n'est RIEN, si ce n'était rien, les annonceurs ne consacreraient pas des milliers d'euros à ENVAHIR nos espaces visuels, sonores communs, nos boites à lettres et boites mail privées pour cela... Qui a décrété que cet espace public devait être à EUX et de manière aussi autoritaire et aussi invasive ? 

Emelire, fatiguée mais toujours remontée contre la publicité trop envahissante et en particulier la publicité sexiste... Les décisions du JDP c'est ICI...
Voir par exemple Orangina ICI pour laquelle la décision donne à moitié raison concernant le sexisme ou l'image des femmes, idem pour Blocalians ICI...!